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Bulletin n° 118 : Constructeurs, avant, pendant, après.

Éditions DUSSERRE-TELMON 22 faubourg du Pont 30260 QUISSAC Bulletin de la Série n° 118

Série Générale des Prix « LA TACHERONNE »Responsable de la publication : DUSSERRE-TELMON P.

CONSTRUCTEURS, avant, pendant, après

Les études des projets demandent désormais des compétences souvent confiées à des prestataires de services spécialisés dont voici une liste non exhaustive :

– études géologiques pour garantir les fondations,

– étude sismique en fonction du classement d’exposition suivant l’Eurocode 8

– étude de la structure,

– étude de la thermique,

– étude de l’acoustique,

– étude des divers fluides (électricité, ventilation, électronique…),

– étude des Économistes,

– bureaux (au pluriel) de contrôle.

On peut les consulter séparément parfois. C’est très coûteux.

Souvent, il est utile que plusieurs bureaux d’études se penchent ensemble sur certains problèmes pour parfaire ou contrôler le projet d’où la nécessaire organisation de groupes ce qui entraîne des coûts importants.

Les grands chantiers étudiés par des bureaux d’études bien fournis en spécialistes, travaillant dans une même entreprise, sont avantagés par la souplesse et l’importance de leur organisation. Le bureau d’Architecte à un ou deux employés est condamné, sauf les rares Architectes qui ont une clientèle ne regardant pas à la dépense.

Les frais d’étude d’une villa un peu importante qui se négociaient (frais d’Architecte compris) entre 8 et 11 % doivent se traiter actuellement entre 12 et 16 % pour une prestation sérieuse.

Les contrats d’assurances sont de plus en plus élevés (11 à 15 % sont fréquents, 8 % très rares).

Les frais administratifs et d’étude (avec géomètre, notaires, banques et autres intermédiaires, etc.) atteignent parfois, dans les petits projets relativement complexes, plus de 20 % voir 25 %. Sur ces pourcentages additionnés, chacun consent des sacrifices pour gagner des affaires. Comme les entreprises font elles-mêmes des efforts sur leurs prix, les bureaux d’études sont à la triple peine :

– ils modèrent leurs honoraires sur des prix d’exécution normaux des travaux,

– leurs honoraires s’appliqueront sur des prix d’exécution rabaissés car les entreprises font elles-mêmes des remises sur leurs prix normaux pour décrocher des chantiers,

– les fonctionnaires des agences locales d’ingénierie (qu’on devrait plutôt baptiser agences adminitratives) consentent des honoraires inférieurs, souvent très inférieurs parce que leurs coûts d’exercice ignorent une grande partie des frais supportés par les agences libérales.

Les exigences, les responsabilités que l’on fait peser sur les Constructeurs (au sens des articles 1792-1 et 2 du Code Civil) deviennent excessives. Ils devront s’engager sur des performances de tous ordres établies sur des études académiques ou commerciales flatteuses (et parfois fausses). Si les données révélées au contrôle pour établir les performances obtenues s’avèrent inférieures à celles prévues (ou si les travaux ont été mal exécutés) il faudra refaire une partie de ceux-ci. On peut imaginer les tracas que certaines expertises provoqueront et les procès qui n’en finissent pas contre les Entreprises, les Architectes, les Bureaux d’études et de contrôle.

Obligation de résultats et non pas simplement de moyens…

Garantie de performances des travaux, avant, pendant, après…

C’est une recomposition totale de la partie « conception des ouvrages » à laquelle nous allons assister. Ce ne sera pas très réjouissant pour certains d’entre nous. Quant à la partie exécution, les Constructeurs devront faire preuve d’une très grande diligence et d’une très grande rigueur.

 

LÉGIONELLOSE

Le CSTB met à votre disposition sur son site www.cstb.fr un guide technique de 33 pages sur la maîtrise du risque de développement des légionelles dans les réseaux à Eau Chaude Sanitaire (ECS). A lire et à assimiler.

La distribution d’ECS doit se faire en boucle ce qui entraîne une dépense supplémentaire, parfois coûteuse pour les Établissements recevrant du public (ERP) mais aussi pour la maison individuelle et la réhabilitation. Il existe des traitements chimiques, mais le traitement thermique (désigné « choc thermique ») plus facile et souvent incorporé dans les commandes électroniques du chauffage, assure une automaticité rassurante (utiliser les producteurs d’ECS équipé de ce système) : température portée à 70 ° ou 90° pendant un certain temps à des périodes régulières et commandées automatiquement par un mécanisme horloger ou par commande électronique.

                                                                                                                                                                                                                                            D-T

 

La Tacheronne GO n° 118

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