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Bulletin n°114 : Primes – Assainissement

Éditions DUSSERRE-TELMON 22 faubourg du Pont 30260 QUISSAC Bulletin de la Série n° 114 –2009

Série Générale des Prix « LA TACHERONNE » Responsable de la publication : DUSSERRE-TELMON P.

De 60 à 70 km A & R :

Depuis un certain temps, les primes de trajet et transport qui étaient prévues pour six zones en général et jusqu’à 50 km, ont été portées dans certains départements à 60 et 70 km. C’est reconnaître, et prendre en compte, des déplacements de plus en plus lointains du siège social des entreprises.

Deux remarques s’imposent : d’abord cette prise de chantier à grande distance impose aux hommes une fatigue supplémentaire par un allongement de l’amplitude de mobilisation au travail de 7 ou 8 heures pour le travail sur place à 10 ou 12 heures. De plus, les frais augmentent avec le prix des carburants, l’amortissement du matériel et les indemnités diverses ajoutées aux salaires et aux charges sociales.

Si nous prenons un exemple, pour un salarié payé à 10.50 € brut de l’heure, la journée de 8 heures à 70 km du siège revient, selon une convention collective, à :

(8 heures x 10.50 €) + panier 8.10 € + trajet 5.50 € + transport à 15.00 € = 112.60 divisé par 8 = 14.08 €

et pour 7 heures : (7 heures x 10.50 €) + panier 8.10 € + trajet 5.50 € + transport à 15.00 € = 102.10 divisé par 7 = 14.59 €

soit une majoration de 34.10 % et 38.95 %.

Tous ces chiffres sont affectés par les charges sociales : d’où la nécessité de bien prendre en compte, dans l’étude d’une affaire, l’incidence de l’éloignement du chantier. D’autant que l’aller et le retour dans des véhicules au confort moyen augmentant la fatigue du personnel abaissent son rendement au travail.

Bien entendu, dans les circonstances présentes et dans un avenir proche, très probablement, il ne faudra pas regarder de trop près les remises à consentir, ou les sacrifices à accepter. Mais si la crise devait durer, il faudra réduire la voilure pour ne pas mettre l’entreprise en difficultés, car le beau temps reviendra et les affaires pourront être traitées à prix normal pour les entreprises qui auront pu passer le cap.

Installation de récupération des eaux de pluie et contrôle des assainissements individuels :

Une avalanche de textes se réclamant, complétant et découlant de la loi 2006-1772 (J. O. 303 du 31 décembre 2006) est apparue au cours des années 2007 et 2008. Ces textes (décrets, arrêtés, circulaires et directives) prévoient l’usage des eaux de pluie récupérées et instituent un contrôle des assainissements individuels. Réglementer c’est bien, à condition que cela n’aboutisse pas à supprimer des techniques élémentaires comme la récupération des eaux de pluie (EP) en alourdissant inutilement les dispositifs de stockage, filtration, exclusion, etc. Prendre des précautions, oui, mais empêcher d’utiliser cette eau brute avant de l’avoir transformée quasiment en eau potable, non ! On se moque des 25 % de subvention si la récupération des E. P. doit coûter 3 ou 4 fois plus qu’une installation sommaire pour les chasses d’eau de W.C., le lavage de la voiture ou des sols extérieurs et l’arrosage des jardins.

Les assainissements individuels sont particulièrement soignés. Outre les différentes techniques proposées par les Fabricants, les exigences de la réglementation et notamment les contrôles (payants, fréquents, tatillons…) rendront impossibles l’assainissement individuel. Les grandes entreprises auront des raisons de réaliser des travaux coûteux pour nous et très rentables pour eux. Les isolés qui ne seront pas dans les clous et qui ne pourront pas être raccordés paieront des amendes contre le droit de « polluer plus que les autres » affirmera-t-on.

Ceci restera à prouver : l’assainissement individuel, en effet, s’il est dispersé (parcelles d’une certaine taille, variable avec le type de terrain et d’autres paramètres) est souvent beaucoup moins polluant que certaines stations d’épuration qui fonctionnent à peu près correctement à la réception des travaux, perdent très vite leurs performances initiales et polluent fortement le milieu où elles sont implantées.

A ce sujet, voir « Les Réfractaires aux contrôles des fosses septiques remboursés par la SDEI » à Valréas qui sont arrivés à faire plier une société de contrôle qui demandait des acomptes avant de faire les visites. La mairie demandait 105 € H.T. L’association AEA (Eau et Assainissement) a gagné face à la société fermière et à la Mairie. www.fossesseptiques (choisir VALREAS)

Quissac, décembre 2008

DUSSERRE-TELMON

La Tacheronne 2009 GO n° 114

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