Get Adobe Flash player

Bulletin de la série N° 111


Editions DUSSERRE-TELMON 22 faubourg du Pont 30260 QUISSAC Bulletin de la Série n° 111 – décembre 2005


Série Générale des Prix « LA TACHERONNE » Responsable de la publication : DUSSERRE-TELMON P.



DALLAGES


La nouvelle Norme DTU NF P 11-213 règlemente de manière très stricte l’exécution des dallages. L’agence Qualité Construction révèle dans la parution SYCODÈS que sur 1 000 sinistres relatifs à des dallages (hors dallages industriels) près de 80 % affectent les maisons individuelles pour diverses raisons, mais principalement par un défaut de compactage du sol. Sinistres particulièrement coûteux parce qu’ils entraînent des démolitions importantes et la réfection des ouvrages démolis.


C’est d’autant plus regrettable que souvent, dans le cas de la villa, le dallage bien réalisé coûte aussi cher (sinon plus selon l’épaisseur du remblai et les difficultés d’accès au chantier) qu’un plancher B. A. avec vide sanitaire. Ce dallage, en effet, doit comprendre :


– un décapage sérieux du sol pour enlever toute trace de terre végétale et un compactage du terrain après,


– le remblaiement avec un compactage par couches du hérisson,


– des apports de bonne qualité,


– l’isolation thermique,


– le film de polyéthylène,


– la réalisation d’un béton de 12 cm armé d’un « treillis soudé, à maille carrée de 150 mm » (diamètre des fils 7 mm) dans les deux sens.


Un tel travail mobilise beaucoup plus de main d’œuvre qu’un plancher b.a. plus cher à l’achat mais plus rapide à mettre en œuvre, pour autant que le concepteur ait prévu dans son projet des murs de refend qui laissent des portées nettes entre appuis de 5 à 6 mètres maximum.


Il est d’ailleurs regrettable que pour les maisons individuelles la règlementation n’ait pas prévu l’obligation du vide sanitaire et donc le plancher dans tous les cas. Cela supprimerait bon nombre de sinistres coûteux et n’entraînerait pas d’augmentation de prix pour peu que l’on conçoive des plans avec refends. La construction serait, par ailleurs, de meilleure qualité du point de vue de la santé des occupants.


Il n’en va pas de même pour les sols industriels ou assimilés : ceux-ci portent sur des surfaces importantes pour lesquelles on déplace du matériel lourd. Il est facile de compacter sérieusement et le sol après décaissement et l’apport de ce qui sert de fondation superficielle au dallage. Quant aux frais d’études géotechniques plus poussées, ils sont relativement peu coûteux pour une grande surface.


Cette nouvelle norme DTU comporte quatre chapitres. Dallage : Conception – Calcul et Exécution :


1) cahier des clauses techniques des dallages à usage industriel ou assimilé


2) cahier des clauses techniques des dallages à usage AUTRE qu’industriel ou assimilé


3) cahier des clauses techniques des dallages de maisons individuelles


4) cahier des clauses techniques : cahier des clauses spéciales.


Pour ne nous en tenir qu’au chapitre concernant les maisons individuelles, il faut noter l’augmentation de l’Épaisseur des dalles : au minimum 12 cm de bÉton armÉ d’un treillis soudÉ à mailles carrÉes de 150 x 150 mm et de fils de 7 mM DE DIAMÈTRE dans les deux sens. Le béton devra être dosé à 350 kg de CPJ 32,5.


Quant au film de polyéthylène (déconseillé pour les dallages industriels) il est toléré mais avec une épaisseur minimale de 150 mm (micromètre). Il reste vivement déconseillé pour les dallages industriels ; il pourrait parfois « constituer des réservoirs d’eau en sous face du dallage et aggraver les soulèvements par retraits différentiels aux angles des panneaux… » et provoquer le phénomène de tuilage, source de désordres conséquents parfois. Il semble que les spécialistes aient quelques hésitations sur l’intérêt d’insérer le polyéthylène dans le dallage.


PLAN SÉÏSME


L’arrêté du 16 juillet 1992 et les règles parasismiques PS-MI 89 révisées 92 (CSTB et, en résumé, Dictionnaire Vivant du Bâtiment 2e édition) vont être revus incessamment ; la Presse a eu droit en décembre 2005 à une information et à la présentation de la nouvelle carte de l’aléa sismique de la France.


5 000 communes étaient concernées par le renforcement des constructions ; le nouveau règlement pourrait en concerner 10 000 environ. De plus, et c’est une nouveauté, les limites de sismicité seraient revues de manière plus fine, à l’échelon du quartier dans certaines grandes agglomérations.


Cette augmentation des secteurs nouveaux à protéger souligne la sous-estimation actuelle du risque sismique et aura pour conséquence une augmentation du prix moyen du bâtiment en France.


Parmi les zones prises en considération par cette nouvelle carte, les départements du Nord, le centre ouest de la France (Vendée), le Jura. Plusieurs zones, déjà consignées dans l’arrêté de 1992, seront étendues.


Bien entendu, l’information et la formation des Professionnels d’une part et le contrôle du respect des règles lors des travaux d’autre part seront mis en place.


Il faut penser que suivant l’endroit, habité ou non, un séisme est plus ou moins meurtrier : dans un lieu désertique, il peut affecter un chemin, une voie ferrée, quelques rares maisons. S’il se produit dans une ville comme NICE ou AIX EN PROVENCE et qu’il ait une force de « 7 Ritcher » il fera certainement de nombreux dégâts matériels et par conséquence de nombreuses victimes.


Et s’il se produit en mer, il peut déclencher un tsunami. L’exemple de celui arrivé sur les côtes du SRI LANKA, des INDES et de SUMATRA en décembre 2004 inquiète à juste titre les Autorités. Des études sont engagées pour localiser les zones côtières les plus exposées (Méditerranée…) et pour mettre en place un système d’alerte qui peut, dans certains cas, réduire considérablement les pertes en vie humaine : entre un tremblement de terre, en effet, et l’arrivée du tsunami qu’il déclenche (plus ou moins important) sur les côtes, il peut s’écouler parfois plusieurs heures, temps suffisant pour avertir les populations et les mettre à l’abri.


28.12.2005

Les commentaires sont fermés.